segunda-feira, janeiro 11, 2010

CAFÉ PHILO, dia 12 de Janeiro 3º feira

CAFÉ PHILO

DIA 12 de JANEIRO às 21H00
Na Cafetaria do INSTITUTO FRANCO-PORTUGUÊS
TEMA: A ESTUPIDEZ / LA BÊTISE ?

Debate em francês e português animado por

Jean-Yves Mercury
Dominique Mortiaux
Nuno Nabais


É já amanhã dia 12 às 21h00 o primeiro Café Philo deste ano. É na cafetaria do Instituto Franco-Português e o tema é: A Estupidez / La bêtise.

« La bêtise », tel sera le thème de notre prochain café-philo du mardi 12 janvier 2010, à 21h à l’institut franco-portugais. Voilà une notion en un sens problématique car elle peut être référée à un comportement, à un discours ou encore à une attitude. En tout état de cause il s’agit d’un jugement de valeur qui relève d’un point de vue qui lui se définit comme « plus raisonnable », « plus intelligent » ou encore « plus juste ». C’est dire que la bêtise est une réalité humaine bien que l’on puisse constater que la racine du mot renvoie explicitement à « la bête ». Or d’un point de vue philosophique la bestialité reste le propre de l’homme et non de l’animal. Est-ce dire pour autant que la bêtise nous ramène du côté de l’animalité ? Nous ne le pensons pas vraiment même si, en bien des cas, celui/celle que l’on juge « bête » semble précisément manquer d’intelligence, de jugement, de raison. Autant de qualités qui sont en partage, inégal certes, au sein de l’humanité. Alors qu’est-ce donc que la bêtise ? N’est-ce qu’un comportement lié à l’absence de perspicacité ? N’est-ce qu’un défaut du jugement ? N’est-ce qu’une absence de pensée ? Par pensée il nous faut entendre une activité normée par la raison et le souci de cohérence interne comme par la recherche de la vérité…Or nous le savons bien, penser, en ce sens, est un travail qui exige réflexion, questionnement et ouverture d’esprit. Descart! es le ra ppelle souvent, ce qui nous sépare des bêtes c’est la seule pensée dont la preuve tangible reste le langage articulé et c’est en ce sens qu’il nous rappelle que « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ». Il veut dire par là que tout homme est capable de penser et d’exprimer ses pensées afin de se faire comprendre. Mais si tel est bien le cas que penser de la bêtise ? Ne peut-on dire qu’elle est, elle aussi, la chose du monde la mieux partagée ? Or si il en est ainsi quels sont les critères qui nous permettraient de l’établir ? Y a-t-il des degrés de bêtise dont les conséquences seraient plus ou moins dommageables ? La bêtise est-elle objectivement liée à des facteurs socio-culturels et économiques ? Est-elle réductible à un manque de culture par exemple ? N’est-elle qu’étroitesse d ‘esprit, possible stupidité voire imbécillité ? N’y aurait-il pas une bêtise valorisée, celle de la simplicité du cœur, celle qui échappe aux calculs, ceux de la manipulation et domination ? « Heureux les simples d’esprit ! »… mais cela veut-il dire qu’il sont « bêtes » vraiment ? Bref nous aurons de quoi à débattre en évitant si possible de nous faire happer par la bêtise dont nous pouvons sans doute penser qu’elle peut être collective tout autant qu’individuelle. « Bête » avez-vous dit mais qu’est-ce donc ?